On indocility at the workplace. Apprentices and the working-class culture. - Archive ouverte HAL Access content directly
Journal Articles Sociologie du Travail Year : 2006

On indocility at the workplace. Apprentices and the working-class culture.

De l'indocilité au travail d'une fraction des jeunesses populaires. Les apprentis et la culture ouvrière.

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Abstract

Research on apprentices in two big public enterprises leads us to put in perspective the prevailing theses based on arguments about the rejection of the working-class heritage and the disappearance of forms of resistance among young people with working-class origins. Focusing on contexts of apprenticeship it sheds light on how apprentices cope with requirements related to situations at the workplace. Apprenticeship — an uncertain, contingent, unsteady position in the world of work — does not motivate these young people to identify collectively with other wage-earners; nor does it facilitate the acquisition of class consciousness. In this sense, it relates to a process of social rather than occupational integration. However apprentices reinvent traditional and/or new practices of resistance (opposition, evasion or pretending) that enable them to skirt around or even modify work-related requirements. Entry into the world of work, as well as the resulting pleasure or disenchantment, can be marked by feelings other than “disaffection” with labor, a sense of submission or individualism, or a fascination or identification with the middle classes.
Une recherche portant sur les apprentis dans deux grandes entreprises publiques conduit à relativiser les thèses dominantes argumentant le rejet de l'héritage ouvrier et la disparition des formes de résistance parmi les jeunesses populaires. Au contraire, l'attention accordée aux contextes d'apprentissage permet de mettre en lumière la façon dont les apprentis s'affrontent, en pratiques, aux contraintes propres aux situations de travail dans lesquelles ils sont plongés. L'apprentissage est une position incertaine, aléatoire et insécurisante, qui ne favorise pas l'identification aux collectifs de salariés et ne facilite pas l'acquisition d'une conscience de classe. En ce sens l'apprentissage s'apparente à un processus d'insertion plutôt que d'intégration professionnelle. Toutefois l'ensemble des apprentis réinvente des pratiques de résistance, traditionnelles et/ou nouvelles, qui leur permettent de contourner voire d'infléchir les contraintes par le biais de pratiques d'oppositions, de dérobades ou de faire-semblant. Finalement, ce que montre le cas des apprentis, c'est que l'entrée au travail, le plaisir et/ou le désenchantement qui en résultent peu-vent s'effectuer sur d'autres modes que celui de la désaffection à l'égard du travail ouvrier, de la soumission, de l'individualisme et de la fascination et/ ou de l'identification aux classes moyennes.
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hal-01325777 , version 1 (11-01-2017)

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Cite

Prisca Kergoat. De l'indocilité au travail d'une fraction des jeunesses populaires. Les apprentis et la culture ouvrière.. Sociologie du Travail, 2006, 48 (4), pp.545-560. ⟨10.1016/j.soctra.2006.08.004⟩. ⟨hal-01325777⟩
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